..grand frère..

..grand frère..

Twa
T
ous ces bons moments pass ensemble me manquent
Toutes ces nuits blanches à jouer XBox me manquent
Voir Tina te foutre par terre me manque
G
arer à brosser Asoko avec toi me manque
F
aire tes punitions me manque
Même les coups de poing que je me recevais jusqu'à ce que je dise merci me manquent
(bon Ok, la dernière que déconne un peu..)
Je sais pas quoi dire moi, je m'éclatais quand t'étais là

Mais ça fait si longtemps que j'ai plus de nouvelles de toi
Tu me m
anques

J'
éspère qu'on se reverre très bientôt..
G
rox bisous, je t'adore grand frère

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# Posté le samedi 05 décembre 2009 08:51

..Brigitte et papa..

..Brigitte et papa..

Deux personnes
Qui nous offre le meilleur
Généreuses et attentionnées
Et que j'aime très fort

Seu
lement papa, tu ne me comprends pas
P
ourquoi ne nous laisses-tu pas tranquilles ?
P
ourquoi monter tout le monde contre lui ?
Pourquoi avoir honte de lui ?
Sa famille, ce n'est pas lui..
Il est différent et tout le monde le sait
S
eulement vous ne voulez pas le montrer
Vous ne l'acceptez pas
Mais vous ne savez pas ce que l'on ressent..
Je l'aime
Laissez-nous vivre notre vie..

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# Posté le vendredi 04 décembre 2009 16:31

Modifié le samedi 05 décembre 2009 09:00

..mon rêve le plus fou..

..mon rêve le plus fou..

Devenir maman
Voila mon ve le plus fou
Avoir un bon boulot
Une belle maison
Un mari qui m'aime
C'est la vie que je souhaite avoir

V
oir toutes ces femmes avec un ventre qui s'arrondit
J'en suis verte de jalousie

Vivement mon tour
Mais je resterai résonnable
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# Posté le vendredi 04 décembre 2009 14:56

Modifié le vendredi 04 décembre 2009 15:57

..Stan et moi..

..Stan et moi..

C'est trop dure pour moi de se cacher
De mentir à tout le monde sur notre relation
De faire croire qu'on est juste amis
Ca finira mal, je le sens
Ils nous coinceront et on aura bcp d'ennuis
Mais peut m'importe tout ce bazard..
Du moment que je suis avec toi

Il faut qu'on se cache encore un moment
Quand la crise sera passée, on avouera
Et tout finira bien
Je l'éspère..

Tu me manques mon coeur
Je t'aime

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# Posté le vendredi 04 décembre 2009 14:01

Modifié le vendredi 04 décembre 2009 16:33

..twilight 1 fascination..

..twilight 1 fascination..

j'ai vu le film une dizaine de fois et je viens de terminer le premier livre..une chose est sure, j'achèterai les 3 autres !!

c'est impossible à décrire..toutes les filles raffolent de cette saga..
merci bcp à Stephenie Meyer qui mérite ce grand succès !!

pour en savoir plus sur cet évènement, visitez ce blog !!

un autre blog un peu plus complet sur la suite de la saga (en images en tout cas !!)

ça y'est, le deuxième bouquin est enfin commencé !! suspens.. Edward est parti c'est vraiment triste !!

ah ça y'est fini le troisième bouquin !! pressée de lire le dernier..

# Posté le samedi 25 avril 2009 10:08

Modifié le vendredi 04 décembre 2009 16:03

..Egypte..

..Egypte..


toutes les heures insrites dans le carnet de voyage sont françaises


Dimanche 1er mars 2009

Dépar
t de la maison à 23h10 avec 2 voitures ( Brigitte et Claude, mamie, Brigitte et papa, Audrey et Gaëlle, Morgane et moi ).
Ar
rivée à l'aéroport de Paris-Orly à 5h00.
- dé
pôt des bagages
-
pause petit-déjeuner
- fouille
Mo
ntée dans l'avion 7h30.
Déco
llage 8h00.

..Ma
intenant, nous avons terminé le petit déjeuner servi dans l'avion. A la TV, "mama mia" se termine.
Au
hublot, une grosse couche de nuages très blancs et un ciel très bleu.
Pr
esque tout le monde dort.

10h30..Aterrissage prévu dans 2h.
Dehor
s : -60°C.
Vi
tesse : 900 km/h.
A ma gau
che : Athènes.
Descente su
r l'Egypte par Alexandrie.

10h37.
.Maintenant, au hublot, des monts enneigés, des mers, des villes, c'est magnifique.

10h54..A
la droite de l'appareil, on peut apercevoir la Crète. A Hurghada, il est 11h54.

11h50..A gau
che, on voit les nuages, des terres, le deser et la mer.
J
e pense qu'on est au dessus de l'Egypte !!

12
h00..On commence à descendre, il faut ranger toutes nos affaires.

12
h20/25..Aterrissage à Hurghada.
Longue attente, passeports, douane..
On sort de l'aéroport, il y a beaucoup de vent et de sable !!

13
h53..Départ en bus pour l'tel VIllage Crystal Bay.

14
h15..Arrie à l'hôtel après avoir traverune grande partie de la ville.
V
isite des chambres et surprise !! Sur 4 chambres, 1 a correctement été prise en compte sur la réservation.

1
5h09..Nous sommes tous dans une chambre en attendant Brigitte et papa qui essaient degler le problême.

1
5h40..Ca y'est, maintenant nous avons termide ranger nos affaires dans nos chambres définitives !!

.
..

V
ers 18h15..Dans la soirée, nous avons mangé dans le restaurant de l'hôtel.
_
_Au menu__
- salade avec des pommes
-
salade de maïs avec des "je-ne-sais-quoi", on aurait dit des comcombres en frites mais ça ne devait pas être ça..
-
du poisson frais
-
des beignets d'acacia qui étaient trop bons !!
.
.et pleins d'autres salades..
-
poisson frit
- riz
- pommes de terre gratinées
-
poulet en sauce ( le truc le plus épicé que j'ai jamais mangé, d'ailleurs je suis tombée sur un morceau de poivre qui m'a arraché la gorge et ça m'a empêché de le terminer !! )
-
et au dessert pleins de gâteaux bizarres mais d'autres super légers et trop bons !!

Ver
s 19h15.. Nous quittons le restaurant et montons à la reception pour nous renseigner à propos d'une excurssion.



Lundi 2 mars 2009

D
ebouts à 7h !!
D
ehors, il fait très beau..

Pe
tit-déjeuner :
-
caillebout ( très bon mais très salé !!).
- c
éréales.
- pain, beurre, "jambon".
...

No
us n'avons pas déjeuné car nous sommes partis (après avoir longuemment discuté des excurssions avec un animateur) à une ballade en bateau, afin de voir les poissons de la mer Rouge.
Mohammed, un égyptien, nous a accompagné et filmé. Il était très gentil et nous a beaucoup fait rire.

Pen
dant 30 min environ, nous avons navigué sur un "bateau de pêcheur", enfin, en tout cas, ça sentait le poisson..mdr. Ensuite, on nous a fait monter dans un autre bateau qui faisait aussi office de sous-marin..
Nous a
vons discuté en anglais avec un homme dont j'ai oublié le nom (celui-ci signifiait "la croyance en Allah"), en regardant les poissons..

Arrivé
s à l'hôtel, nous nous sommes promenés sur la plage. Plus tard, nous avons échangé nos ¤ en £ égyptienne puis nous avons visi quelques boutiques..
Finalement, nous sommes restés pendant plus d'une heure et demi dans un bar de l'tel.
M
hmm..jus de grenade !!

19h11..Dans 20 min, nous irons manger puis regarder le spectacle de ce soir, sous le grand chapiteau de l'hôtel. Et demain, 8h de bus pour aller au Caire, c'est pas cool ça ?!



Mardi 3 mars 2009

C
e matin, à 00h30, nous sommes partis pour le Caire. 8h de route !! Horrible..

N
ous sommes arris là-bas vers 8h et le guide nous présentait la ville lorsqu'on la traversait. Enbouteillages, "bidonvilles" entassés. En fait, c'étaient comme des immeubles en ruine..
Un peu plus d'une heure aps, nous avons vu la première pyramide, dont le pic passait des immeubles..
Nous y sommes allés et Glle, Morgane et moi sommes montées sur des dromadaires..c'était top !!

Nous avons vu le sphinx, visi une parfumerie, un atelier de fabrication de papyrus, nous avons mangé sur unniche sur le Nil, et nous avons visité le musée du Caire. Il était rempli de monde et il faisait très chaud. Nous avons vu des momies, des sarcophages, des meubles anciens, ayant appartenus à des pharaons..

Nous sommes rents à l'hôtel à 00h10.



Mercredi 4 mars 2009

Ce matin, mamie, Morgane et moi n'avons même pas entendu le veil sonner..nous n'avons donc pas pu déjeuner..

10h27..Nous avons rejoint papa, Brigitte, Gaëlle, Audrey, Brigitte et Claude sur la terrasse de l'hôtel, puis nous sommes partis faire les boutiques (celles qui sont devant l'hôtel).

Dans la soirée..Ca y'est, tous les souvenirs sont achetés.
Nous nous sommes un peu baignés à la plage et nous avons dïné dans le restaurant italien de l'hötel d.



Jeudi 5 mars 2009

8h..petit-déjeuner.
Plage.

11h..Parachute derrière le bateau.

13h..Hamburger, hot dog puis bouée derrière le bateau, cétait top !!

16h22..Douche.

18h30..Dîner.



Vendredi 6 mars 2009

3h00..réveil et toilette.

4h00..le bus nous attend (mamie, Gaëlle, Audrey, Brigitte, Claude et moi) pour partir à Louxor.

8h30..arrivée à Louxor.

Dans la matinée, nous avons visité le temple de Karnac (le soleil tapait tellement fort que mes yeux pleuraient tout seuls..mdr) puis le temple Al-Deir Al-Bahari, il faisait 48°C, et mes soeurs et moi étions tellement dans les vapes, que nous nous sommes assises sur les marches du temple à l'ombre, pendant que notre guide décrivait les hiéroglyphes gravés sur les murs derière nous. Puis nous avons encore visité un atelier de fabrication de papyrus. Nous avons mangé et visité la Vallée des Rois.

Retour à 20h30 environ.



Samedi 7 mars 2009

8h00..petit déjeuner.
Shopping + baignade + banane derrière le bateau (un peu comme la bouée en encore mieux !!).

Déjeuner suivi de la sortie "aprèm dans la Sahara" :
- pendant 45 min : quad dans le Sahara.
-
visite d'un village bédoin : tour en dromadaire, atelier de fabrication du pain, atelier tissage, visite d'une salle avec des vitres épaisses derrières lesquelles se tenaient des serpents, scorpions, iguanes, lézards..quelques cages dans lesquelles étaient des grox chats comme un fenec..
- le soir : spectacle.

20h15..Retour à l'hôtel en 4x4 (j'ai même pleuré mdr, c'était ma journée préférée..).
Nous faisions nos valises car nous partions le lendemain.



Dimanche 8 mars 2009

Départ de l'hôtel, dans le minibus, je regarde Hurghada pour la dernière fois avant de monter dans l'avion.
Bien sur il faisait très froid en France quand nous y arrivâmes.
Et le lendemain, allez !! La rentrée..

# Posté le samedi 21 mars 2009 08:15

Modifié le vendredi 04 décembre 2009 16:34

..ma liste de vie..

..ma liste de vie..

Vs ne savez pas comment faire..

• Pour réaliser la valeur d'une année : demandez-le à un étudiant qui vient juste de rater son examen final.
• Pour réaliser la valeur d'un mois : demandez-le à une maman qui vient de mettre au monde un bébé prématuré ..
• Pour réaliser la valeur d'une semaine : demandez-le à l'éditeur d'une revue hebdomadaire .
• Pour réaliser la valeur d'une journée : demandez-le à un travailleur journalier qui doit nourrir ses 10 enfants.
• Pour réaliser la valeur d'une heure : demandez-le aux amoureux qui attendent leur rendez-vous .
• Pour réaliser la valeur d'une minute : demandez-le au voyageur qui partait pour une longue destination et qui vient de rater son avion, son train ou son autobus .
• Pour réaliser la valeur d'une seconde : demandez-le à quelqu'un qui vient juste d'éviter une collision frontale en voiture .
• Pour réaliser la valeur d'un millième de seconde : demandez-le au sprinter des Jeux Olympiques qui vient d'arriver 2e et ne récolter que la médaille d'argent.





ETUDES

..obtenir mon brevet..
..
passer en première..
..avoir mon bac..
..séance de conduite accompagnée..
.
.réussir mon permis..


TRUCS DANS L'INSTANT

..meconcilier avc pap0unet, jspr k'il sait ke jlm..
..
cours particuliers d'Anglais..
.
.brûler mes cahiers de cours, ça ira mieux après..
..devenir une fille.. mdr
..refaire la déco de ma chambre..
..journée piscine avec manoo..
.
.journée piscine avec laure, antoine et manoo..
..
organiser une soirée d'enfer pr l'anniv à Célia..
..offrir un premier bowling à manoo.. trop tard !! snif
..
lire le premier tome de Twilight..
..
lire le deuxième tome de Twilight..
..lire le troisième tome de Twilight..
..lire le quatrième tome de Twilight..
.
.voir mon premier match de boxe..
..
assister aupart de l'Hemione, à Rochefort..
..voir Cheb Mami en concert..
..
me faire tatouer..
..é
crire un bouquin..
..
faire des tableaux que je puisse vendre..
..
avouer à papa que je sors avec Stan..


VOYAGE

..aller en Guadeloupe..
..aller aux îles Canaries..
..aller en Espagne..
..aller au gal..
..aller en Egypte..
..voir et toucher la pyramide de Khéops, en Egypte..
..a
ller en Amérique..
..
voir la Statue de la Liberté..
.
.aller au Japon..
..aller à Madagascar..
..
faire mon tour du monde..
..f
aire mon tour de France avec Celia..
..Aller au Maroc..
.
.retourner à Carcasonne pour y acheter la déco de mon futur appart'..


EXPERIENCES

..tour à moto, à 220 km/h..
..prendre un lionceau dans mes bras..
..p
orter un serpent..
..faire le plus grand huit de France..
..manger du requin.. ( Sénégal )
..
visiter une prison..
..voir une aurore bauréale..
..mon p
remier don du sang..
..faire mon tour de rond point à l'envers, depuis le temps que j'en parle mdr
(merci à ma pote qui me l'a rappelé, elle se reconnaîtra,
tu vo
is j'y pensais mm plus)..
..m
on premier reportage..
..fai
re mon saut en parachute..
..t
raverser la France avec "les moyens du bord" : pas de voiture !!


GROS ACHATS

..mon
violon.. (+cours)
..m
on sabre au Japon.. (+cours)
..mon ordi portable..
..ma v
oiture..


AVENIR

..
me marier avant 25 ans..
..de
venir maman..
..acheter ou faire construire une belle maison..


GROS DEFIS

..placer 100 euros sur mon compte..
.
.placer 200 euros sur mon compte..
..placer 500 euros sur mon compte..
..placer 1000 euros sur mon compte..







la vie est courte et on a déjà une liste longuemment dressée

# Posté le jeudi 12 mars 2009 16:14

Modifié le vendredi 04 décembre 2009 16:07

..formation offerte aux hommes..

..formation offerte aux hommes..

THEME DU STAGE:
Devenir aussi intelligent qu'une femme (donc, être parfait).

OBJECTIF PEDAGOGIQUE: Cours de formation permettant aux hommes d'éveiller cet organe, appelé CERVEAU, dont ils ignorent l'existence.

PROGRAMME: 4 MODULES OBLIGATOIRES


MODULE 1 : COURS OBLIGATOIRES

1. Apprendre à vivre sans sa mère (2000 heures)
2. Ma femme n'est pas ma mère (350 heures)
3. je donne ma paie à ma femme (550 heures)
4. Comprendre que le foot n'est qu'un sport, et Ronaldo un crétin (500 heures)
5. Ma femme n'est pas mon infirmière
6. Ma femme n'est pas ma bonne


MODULE 2 : LA VIE A 2

1. Avoir des enfants sans devenir jaloux ( 50 heures)
2. J'arrête de dire des niaiseries quand ma femme reçoit ses amies (500 heures)
3. Vaincre le syndrome de la télécommande ( 550 heures)
4. Je ne pisse pas à côté. Je m'avance un peu, j'oublie ma prétention... (exercice pratique avec vidéo 100 heures)
5. Je ne transforme pas la salle de bains en piscine municipale lors de ma douche...
6. Comment se rendre jusqu'au panier à linge sans se perdre? (500 heures)
7. Comment survivre à un rhume sans penser être à l'article de la mort? (200 heures)
8. Savoir s'habiller tout seul, choisir ses vêtements tout seul, ne pas faire semblant de ne pas savoir où se trouve l'armoire.


MODULE 3 : DETENTE ET LOISIRS

1. Repassage en 2 étapes :
a)1 chemise en moins de 2 heures
b) idem pour les autres articles (exercices pratiques)
2. Le ménage... une activité familiale et valorisante.
3.. Je mémorise les journées de sortie des poubelles.
4. J'apprends par coeur la définition du mot " ASPIRATEUR" : "appareil ménager, servant à aspirer les poussières, les menus déchets" ( j'en profite pour gagner du temps en regardant le Niveau 1 du module 4 )
5. Savoir se servir d'une éponge...
6. Savoir ramasser les dégâts après une séance de bricolage...
7.. Réviser son français : le féminin de " assis devant la télé" n'est pas " debout devant la cuisinière"


MODULE 4: COURS DE CUISINE

Niveau 1 ( débutant ) : Les appareils ménagers :

- "ON" = mettre en marche
- "OFF" = arrêter ( . l'appareil)

Niveau 2 (avancé) : Mon premier " quick soupe" sans brûler l'eau.
(Exercices pratiques : Faire bouillir l'eau avant d'ajouter les spaghettis)

Niveau 3 (expert): Faire du café sans oublier ni l'eau, ni le café, et ne pas utiliser le soluble qui est incompatible avec la cafetière.

Niveau 4 (best off) : Savoir servir le café, sans en foutre la moitié à côté...

# Posté le mercredi 11 mars 2009 13:18

Modifié le vendredi 04 décembre 2009 16:35

..femmes battues..

..femmes battues..

Témoignage de F.

Je m'appelle F, mon père buvait et frappait ma mère. A la fin, il la frappait toutes les semaines. Ma mère en a eu marre. Elle a rencontré quelqu'un d'autre et a quitté mon père. A partir de ce moment-là, j'ai été ballottée d'un coin à l'autre (chez mon père, chez ma mère). L'homme qui vivait avec ma mère était violent avec moi et mes frères et soeurs.

Adolescente, je n'ai pas fait des choses de mon âge. Ma mère préférait que je n'aille pas à l'école pour l'aider à nettoyer. Je ne pouvais pas sortir. C'est pour cela que je n'ai pas fait de hautes études.

J'ai rencontré mon mari à 16 ans 1/2. Mon mari a demandé ma main à ma mère et ma mère m'a poussée dans ses bras comme elle l'a fait avec mes autres soeurs. Au début, ce n'était pas l'amour fou mais j'ai surtout été attirée par ses parents. Ils étaient très gentils avec moi, ils me donnaient l'affection que je n'ai pas eue de mes parents. Je me suis fiancée à 17 ans. Je pensais que je vivais un conte de fées. Sa famille m'offrait plein de cadeaux et l'affection que je n'avais pas eue de ma famille. J'ai arrêté d'aller à l'école et j'ai commencé à travailler. Je gagnais 24.000 F et ma mère me prenait 22.000 F. Il voulait déjà à ce moment-là m'empêcher de travailler car on allait bientôt se marier. Puis j'ai reçu mon préavis. Dès les fiançailles, c'est lui et sa famille qui m'achetaient mes vêtements à leur goût. Je n'ai pas pris attention car ce qu'ils m'achetaient me plaisait et ma mère ne nous achetait jamais de vêtements. On a eu quelques petites querelles mais rien qui m'ai alarmé. Je me suis mariée à 18 ans. J'ai eu ma première claque deux mois après le mariage car j'ai voulu aller passer un examen chez Côte d'Or et il ne voulait pas. Pour lui, une femme devait rester à la maison. J'ai quand même passé l'examen mais je l'ai raté. Mon beau-père a donné un avertissement à son fils. Puis quand j'ai été enceinte, il a commencé à devenir vulgaire. Quand je devais aller chez le gynécologue, il disait : "Tu vas encore écarter les jambes..." Quand j'ai été enceinte de 7 mois, il m'a poussé dans les escaliers. Après l'hôpital, je suis retournée chez ma mère mais mon mari et ma belle-famille m'ont convaincu de réessayer pour le bébé. Ma mère aussi me faisait comprendre que je ne pourrais pas rester chez elle. Je suis donc retournée. Jusqu'à la naissance, ça a été, il a été correct. Après l'accouchement, j'ai fait une dépression car je voyais que mes beaux-parents prenaient emprise sur mon fils et cela a continué. Après quelques mois, je me suis doutée qu'il avait une maîtresse et je lui ai demandé. Il a alors vu que je me "réveillais" et les disputes ont commencé "Pute comme ta mère".

Puis il s'est installé comme médium. Il recevait des gens même la nuit. Je n'avais que le droit de me taire et de faire du café en pleine nuit. Ma maison était toujours remplie mais je n'avais rien à dire. Je devais me taire, ne pas répondre sinon il s'énervait. Ma belle-famille me disait de ne pas répondre car il était malade des nerfs. C'est toujours ce qu'on me disait. Tous les mois, on avait une querelle, il me traitait de tous les noms ("sale bâtarde", "pute", "tu ne sais rien faire", ...) . Quand Mathieu a eu 11 mois, j'ai recommencé à travailler. Au début, il a bien voulu puis il a voulu que j'arrête. Puis j'ai de nouveau été enceinte et il a voulu que j'avorte et moi pas. Et là, a commencé le calvaire. Après les grossièretés et les disputes sont venus les coups parce que je lui ai tenu tête. Puis j'ai vu des indices qui prouvaient qu'il avait une maîtresse. Et cela ne lui plaisait pas.

A 6 mois de grossesse, j'ai dû arrêter de travailler parce qu'il y avait des complications. Sa violence a augmenté. Ses parents se mettaient toujours entre nous. Une fois, il a même frappé son père. Mais il y avait encore des accalmies. Ca allait pendant deux ou trois mois puis il remettait cela. Je n'avais rien à dire. J'en avais marre d'aller manger tous les jours chez sa mère. Je voulais avoir mon intimité mais il disait qu'on ferait comme lui, il dirait. Puis il a voulu une petite fille mais je ne voulais pas un troisième enfant avec une vie pareille. Mais il m'a dit que cela irait mieux et je me suis laissée convaincre. Mais il m'humiliait de plus en plus, il me faisait mettre à genoux devant les gens. Sa violence augmentait.

Quand les enfants ont commencé à grandir, la violence devenait de plus en plus régulière et plus forte et devant les enfants. Le dernier mois, il ne se calmait plus. Plusieurs jours d'affilée, il m'empêchait de dormir... J'avais peur, je ne dormais plus, je ne mangeais plus correctement. Les enfants aussi avaient peur. Il m'obligeait à rester nue devant les enfants et les coups qu'il me donnait étaient apparents.

Je pensais déjà partir depuis un moment mais ce qui m'a poussée à partir, c'est qu'il ait frappé à coups de ceinture les enfants parce qu'ils ne trouvaient pas la télécommande, qu'il ait fait mettre les garçons à quatre pattes et demander à la gamine de les frapper. Et aussi le fait que des voisins ont prévenu la police car ils ont entendu tout ce bordel. Il a été en fureur et un de ses amis m'a dit de partir car sinon il me tuerait. La gendarmerie m'a conduite au Collectif pour Femmes Battues.

Ce jour-là, si je n'étais pas partie, soit c'était lui qui me tuait soit c'était moi tellement j'avais des idées noires dans la tête. J'avais vraiment de la haine pour lui les derniers temps, je n'avais plus envie de lui parler. Il y avait comme une planche en bois entre nous.

Quand j'étais dans la voiture des gendarmes pour venir au refuge, mes enfants et moi avons ressenti du soulagement, un sentiment de sécurité. J'ai été très bien accueillie au refuge. Au début, j'ai déprimé car j'ai réalisé que c'était moi qui devais quitter ma maison et que je privais mes enfants de confort. Puis avec le temps, l'accueil des femmes, ça s'est passé. Les femmes me proposaient de m'accompagner en démarche. On était un bon groupe et petit à petit, j'ai surmonté ma peur. Je revivais. D'ailleurs, je serais bien restée au refuge, je me sentais chez moi. J'ai repris confiance en moi, j'ai extériorisé ma personnalité. J'avais envie de couper mes cheveux, je les coupais. J'avais envie de sortir, je sortais.

Mes enfants ont beaucoup été aidé aussi. On les a aidé à s'extérioriser, à parler de leurs émotions et on les a aussi aidé au point de vue scolaire. Normalement, on parlait d'enseignement spécial pour un de mes fils. Mais grâce aux éducatrices, mes enfants s'en sont sortis. Ils ont bien été pris en mains et même maintenant si j'ai un problème avec eux, je sais que je peux compter sur elles. Au fil des mois que je suis restée au refuge, je me sentais vraiment bien, je me retrouvais moi-même. Puis j'ai commencé à chercher un logement. J'ai trouvé une maison. Elle m'a plu directement. Maintenant je vis seule avec mes trois enfants. On est bien, on n'entend plus crier à nos oreilles, on n'a plus peur dès qu'on se lève, on est à l'aise. On a un mode de vie normale. Je suis toujours en contact avec des femmes qui étaient hébergées en même temps que moi. Je passe souvent au refuge et j'en suis très contente. Je ne me suis jamais sentie aussi bien que maintenant, c'est une vraie renaissance pour moi et mes enfants. Et, bien qu'il continue à me harceler, nous gardons le dessus. C'est la première fois que je pars et j'irai jusqu'au bout. Quand je l'ai en face de moi, j'ose lui répondre car on m'a beaucoup aidée à m'affranchir de ma peur au ventre. Un grand merci à vous toutes, c'est beaucoup grâce à vous si je m'en suis sortie

Témoignage de S.

Je m'appelle S., j'ai trois enfants et je suis d'origine marocaine. Je me suis mariée je n'avais même pas 15 ans. C'était un mariage arrangé au Maroc. Je ne voulais me marier mais ma mère voulait car elle croyait qu'elle allait mourir et pour l'argent aussi. Le jour même du mariage, il m'a déjà battue parce que je ne voulais pas avoir de rapports sexuels. J'étais pleine de sang. Après 15 jours de mariage, il m'a ramenée en Belgique dans le coffre de la voiture. On a vécu chez mes beaux-parents pendant plus ou moins 8 mois. Je ne le voyais presque pas, il était toujours dans les cafés, il rentrait tous les 2 ou 3 jours dans la nuit. Pendant cette période, il m'a claqué la tête contre le mur, je suis tombée dans le coma, je suis restée deux mois à l'hôpital. Je n'avais pas de papiers, on m'a fait passer pour ma belle-soeur. Je ne sais pas ce que j'ai eu car on parlait flamand et je ne comprenais pas. Il ne s'est même pas excusé, il n'avait aucune pitié.

Quelques temps après, je suis tombée enceinte de mon premier enfant. A ce moment-là, je me suis demandée ce que j'allais faire. Je me suis encore sentie plus liée à lui. Si j'avais eu mes papiers, je crois que je serais partie. Je n'avais pas de papiers parce qu'on croyait que c'était un mariage blanc. J'ai tout essayé pour le faire partir, je me jetai pas terre .. mais il a tenu bon. Quand j'étais enceinte de 7 mois, mon beau-père nous a mis dehors et on a emménagé dans une maison. Il n'y avait pas de chauffage, de nourriture, il rentrait tous les 5, 6 jours. Je ne pouvais pas me plaindre de cela à lui car sinon, il me mettait dehors en combinaison et me faisait descendre la rue comme cela ne plein mois de février. Je devais mettre la djellaba ... alors que dans ma famille, on ne vivait pas comme ça. Je ne pouvais pas sortir car mes beaux-parents me surveillaient. Puis il a voulu déménager pour échapper au regard de ses parents, pour pouvoir faire tout ce qu'il voulait. Il a fallu se réhabituer à une autre maison., très grande. Là, je n'étais plus surveillée mais il fermait la porte à clé quand il s'en allait.

Là, il a commencé à ramener des femmes à la maison. J'étais obligée de leur servir le thé, voir s'il n'avait besoin de rien sinon j'étais battue. Puis j'ai accouché de mon fils. Je n'avais pas le droit de me plaindre sinon il frappait mais il m'a quand même emmené à l'hôpital.

J'ai fait une dépression, je me suis sentie seule, je pensais à ma famille. De 80 kg, je suis passé à 46 kg. L'argent de la prime de naissance est passée dans la drogue, je n'avais rien pour le gamin. Heureusement, que mon oncle de France a acheté des choses sinon je n'avais rien. Après, ça a continué comme avant. Il ne rentrait pas. Je n'avais pas de chauffage, rien à manger et si je me plaignais, il me mettait dehors en pleine nuit. J'allais en cachette chez une voisine demander un carton de lait. Une fois, il a mordu le gamin, il a hurlé. Je lui ai demandé pourquoi il avait fait cela. Cela ne lui a pas plu : il m'a battue avec le fil de la radio. je n'ai plus pu bouger pendant plusieurs jours. J'étais suivie par l'ONE mais je n'osais pas parler.

Avant d'avoir mes papiers, je n'osais pas partir car j'avais peur d'être renvoyée chez ma mère et j'avais peur de ma mère et de mon oncle. Et quand j'ai eu mes papiers, j'avais peur de lui et peur de perdre mes enfants. Je me sentais paralysée, j'avais l'impression que toutes les grilles étaient fermées.

Presque tout de suite après, je suis de nouveau tombée enceinte mais il l'a fait partir avec des coups, il me frappait au ventre. J'avais des hémorragies mais il ne voulait pas que j'aille à l'hôpital. Je me soignais moi-même avec des plantes.

Puis je suis tombée enceinte de mon deuxième fils et on a encore déménagé. On a vécu de la même marnière, j'étais enfermée à clé. J'ai accouché chez moi car il n'était pas là et l'ambulance est arrivée trop tard (j'avais demandé aux voisins de l'appeler). Il est arrivé et il a dit : "Qu'est-ce qu'il a ? Il est crevé ?" en regardant le bébé à terre. Je suis partie à l'hôpital. Mon gamin est allé en pédiatrie et moi en maternité. Il ne venait pas nous voir. J'étais triste, j'avais envie de mourir. Il devait venir nous chercher à l'hôpital, il n'est jamais venu, il était dans les cafés. Quelqu'un d'autre a dû me ramener. Quand il est rentré, il m'a battue. Il disait que j'aurais dû l'attendre.

Puis on a encore déménagé. La police venait tous les jours avec les chiens pour chercher la drogue. La vie était la même qu'avant : les femmes ... Puis il m'a déposée au Maroc dans une maison de sa famille, seule pendant un an. Je n'osais pas me plaindre à ma mère car j'avais peur qu'elle tienne avec mon mari. C'est le grand-père de mon mari qui m'a aidée. Il nous a payé le billet d'avion pour revenir en Belgique.

Je suis retournée chez mes beaux-parents, j'ai eu une hémorragie donc mon gynécologue m'a donné la pilule. Mon mari s'en est rendu compte. Alors il m'a pissé dedans. J'étais la bonniche, je nettoyais, je faisais la bouffe pour 12 personnes. Puis on a acheté une maison et je suis tombée enceinte de jumelles et il me les a fait perdre à 7 mois ½ de grossesse. Il sautait sur mon ventre. Plus il voyait de sang, plus il sautait. Il me disait : "Crève et je veux voir ce que tu as dans le ventre crever aussi". Je suis allée à l'hôpital, j'étais toute bleue. Mon gynécologue m'a donné l'adresse d'un avocat. Mais j'ai jeté la carte car je pensais qu'il fallait beaucoup d'argent pour prendre un avocat.

Puis il a commencé à frapper mon 2e fils, il ne le supportait plus, il demandait à l'aîné de le frapper. Une fois, il l'a pris par les pieds, a mis sa tête dans le wc et tirait la chasse.

Je me mettais toujours entre eux pour recevoir moi-même les coups. Puis j'ai eu mon 3e fils et puis encore une fausse couche. J'ai commencé à parler à des assistantes sociales car j'avais peur pour mes enfants. On a exigé qu'une assistante sociale passe à la maison pour voir les enfants. Après chaque visite de l'A.S., il était méchant avec le gamin et je me mettais entre. il me disait qu'il me crèverait, que je finirais dans le congélateur car de toute façon j'étais orpheline, que le gamin avait la sale gueule de sa mère. Il était méchant avec le gamin pour un oui ou pour un non. Il donnait tout au premier et rien au deuxième.

Les derniers temps avant de partir, il me demandait de lui faire à manger en pleine nuit et me menaçait de jeter le bébé par la fenêtre si je ne le faisais pas. Il tenait le bébé dans le vide, en chemisette en plein mois de décembre. J'ai appelé l'A.S., j'étais décidée à partir, j'étais au courant qu'il existait des maisons d'accueil. J'ai fait deux maisons d'accueil avant d'arriver au refuge car je n'étais pas en sécurité dans ces maison-là. Une fois que je suis arrivée au refuge, j'étais soulagée. Le seul regret que j'ai, c'est que je sois restée si longtemps mais je pensais que la loi belge m'obligerait à retourner avec mon mari. Je suis restée six mois au refuge pour femmes battues. J'ai été bien reçue, j'étais en sécurité et mes enfants aussi. J'étais chez moi. Je m'entendais bien avec tout le monde, personne ne me donnait des ordres. On m'a aidée à reprendre confiance en moi. J'ai suivi une formation à l'affirmation de soi au refuge. Maintenant ça fait 6 ans que je vis seule avec mes trois enfants. j'ai des contacts réguliers avec le refuge. Mon ex-mari vient de temps en temps chercher le plus grand des gamins. Il ne m'agresse plus parce que je lui montre que je n'ai plus peur de lui. Mais après tout ce temps, dans sa tête à lui, je suis encore sa femme. A l'heure actuelle, je vais à l'école, j'apprends à lire et à écrire en français. Je travaille avec des femmes.

J'ai envie de dire à toutes les femmes que dès qu'elles sentent que quelque chose ne va pas, il faut partir. Je suis persuadée qu'il y a encore beaucoup de femmes qui ne savent pas qu'il existe des maisons d'accueil et c'est dommage car si je l'avais su plus tôt, je serais partie beaucoup plus tôt.

Témoignage de J.

J'ai rencontré ce type-là à l'hôpital. Lui était en cure de désintoxication, je ne le savais pas. Au début, il était gentil. On s'est vite mis ensemble car il était tout seul et moi aussi. Je suis allée chez lui. Mais très vite, il s'est remis à boire et il ne supportait pas que je m'occupe de mon fils le week-end (il revenait de l'internat).

Avant de le connaître, je me maquillais tous les jours. Avec lui, je n'avais plus besoin de me maquiller comme je ne sortais pas. Il fallait faire les choses comme il voulait, quand il voulait, même la nourriture.

Puis il y a eu une première grosse dispute et je suis partie mais il est venu me rechercher et je suis retournée car mon fils, pensionnaire, j'étais isolée. Je ne voyais plus ma famille car il m'avait fait vendre ma voiture car on n'avait pas besoin de deux voitures. Mais je ne pouvais pas avoir la sienne. C'est la somme de plein de petites choses qui paraissent insignifiantes mais quand on fait le bilan !!!

Au matin, avant d'aller travailler, il m'aurait bien fait mon emploi du temps, les produits à utiliser ... Au bout d'un moment, on ne répond plus car il démontrait toujours par a + b qu'il avait toujours raison et moi tort. Financièrement, il me prenait tout car il disait que j'étais nourrie, blanchie ... Je ne m'accordais plus aucun plaisir. Alors qu'avant, j'étais indépendante, j'ai vécu toute seule avec mes deux gamins, j'avais mon auto ...

J'avais peur quand venait le moment où il revenait du travail. Je passais toutes les pièces en revue pour qu'il n'ai rien à redire mais il trouvait toujours quelque chose. Quand on te fait au refuge. Ca m'a permis de prendre des distances par rapport à lui, il fallait que je passe par ici. J'ai appris un tas de choses que je ne connaissais pas avant par rapport aux lois, aux services.

Maintenant, j'ai un beau studio, je travaille énormément mais je suis bien. Plutôt crever que de retourner avec. Cela fait 8 mois et il vient encore m'embêter, faire des menaces si je ne retourne pas avec. Il m'a beaucoup fait douter de moi, je commence peu à peu à me réaffirmer mais j'ai peur d'encore me tromper si je rencontrais quelqu'un.

Témoignage de C.

Je m'appelle C, j'ai 50 ans et deux filles de 17 et 20 ans. J'ai eu une enfance heureuse, j'étais bien. J'ai cinq s½urs et trois frères. Mon père était un peu sévère : on ne pouvait pas sortir ni aller dans les dancings. Il fallait toujours que tout le monde mange ensemble, il aimait que toute la famille soit réunie. Mes frères, eux, pouvaient sortir. Chez nous, les garçons sont plus libres que les filles. Mon papa n'était pas un homme violent, c'était un homme sévère, strict. Mais on pouvait s'habiller comme on voulait et se maquiller.

J'ai vécu chez mes parents jusqu'à l'âge de 29 ans. J'étais la plus âgée et je jouais un peu le rôle de maman car ma maman ne savait pas bien parler le français. Donc c'était moi qui allais acheter les chaussures de mes frères et s½urs avec eux, qui préparais les mariages, les communions, ...

J'ai toujours travaillé sauf quand j'ai eu ma deuxième fille. J'ai arrêté car on me proposait un mi-temps. Puis j'ai recommencé. Je ne travaille plus depuis trois ans. Mon mari ne m'a jamais demandé d'arrêter de travailler. Au contraire, il fallait que je travaille pour ramener de l'argent. Mon mari était facteur et à ce moment-là, il travaillait la nuit, à 4 h du matin. Pendant nos fiançailles, il était charmant : on allait boire un verre, on allait au restaurant, au cinéma, on allait voir ma famille. C'était un homme galant : il m'ouvrait toujours les portes. Tout ce que je faisais était bon pour lui. D'ailleurs, il avait une maison du côté de Charleroi et il l'a vendue pour venir habiter par ici. Je pouvais continuer à voir mes copines, m'habiller comme je voulais. Il n'était pas jaloux. On se voyait tous les après-midi. Donc je n'ai pas vu que c'était un alcoolique car il buvait toujours le soir. C'était un bon vivant, il me disait qu'il aimait bien boire un verre mais cela ne m'a jamais inquiétée car mon père aussi aimait boire un verre mais raisonnablement. C'était un garçon malheureux. Son père a quitté sa mère et il a été placé à l'âge de deux ans. Puis sa mère l'a repris mais elle l'a replacé à l'âge de 13 ans car elle ne savait pas en faire façon. C'était un vagabond et donc il n'a pas vécu dans un bon contexte familial, il n'avait pas un esprit de famille comme chez moi. J'ai été de ce fait plus compréhensive avec lui car je me disais que comme il n'avait jamais vécu dans une famille unie, il avait du mal à vivre normalement avec nous.

La violence a commencé quand on s'est mariés. Elle était d'abord psychologique et morale. A partir de là, j'ai eu deux maris, un charmant et un démon. Quand il avait bu, si ça ne se passait pas comme il le voulait, il cassait tout : la table, la vaisselle. Et je lui donnais toujours raison même quand il avait tort pour ne pas augmenter la dispute. Mais le lendemain quand je lui disais, il me disait de ne plus parler de cela, qu'on était bien, calmes. Il me demandait si je cherchais encore de la dispute, alors je me taisais. C'était un homme qui cherchait les problèmes, aux voisins, à ses collègues et quand on les cherche, on les trouve. Mais il disait que c'était les autres qui lui cherchaient misère.

Il était très autoritaire, dominateur avec nos filles. Elles avaient très peur de lui et même actuellement, elles ne veulent toujours pas le voir. Elles devaient rester assises sans bouger, ne pas boire en mangeant. Elles devaient nettoyer sa volière avec un couteau ou une fourchette, ramasser les affaires qu'il avait jetées dans la pelouse (tiroir rempli de mouchoirs, d'essuies, ...). Elles ne pouvaient pas jouer avec les voisins. Il voulait des oies, des chiens, des oiseaux, des chats, des hamsters. Mais c'était les enfants qui devaient nettoyer les crasses. Il pouvait donner un animal sans s'occuper que ses filles s'y soient attachées. Une fois qu'il avait bu, il a obligé ma fille de 8 ans à conduire sur l'autoroute et il lui a dit de ne rien me dire sinon il me tuait. Souvent, il les punissait pour rien dans leur chambre sans livre, sans écrire et sans musique. Quand il avait bu, on devait être là, à sa disposition. Je ne pouvais pas sortir. Mais je ne répondais pas, je ne le contredisais pas, je me sentais coupable. Je me disais que peut-être, je ne savais pas m'y prendre avec lui et que c'était pour cela qu'il buvait. Le plus dur c'est qu'on ne pouvait jamais parler de nos problèmes car sinon il disait que je cherchais la dispute. Quand les enfants ne faisaient pas ce qu'il disait comme il le disait, il lui arrivait de leur mettre une claque et elles avaient tellement peur qu'elles faisaient pipi sur elles. Quand il avait bu, nous étions ses servantes, nous devions lui obéir au doigt et à l'½il. Mais comme de toute façon, quoi que nous fassions, ce n'était jamais bien, c'était toujours le bordel. Et comme il buvait tous les jours, c'était comme cela tous les jours. Tous les jours, il nous menait à la baguette, il cassait des choses, brûlait des nappes, jetait mes linges dans la rue, jetait la nourriture ou faisait du chantage au suicide. Il lui arrivait quelques fois de prendre des médicaments devant nous ou de prendre un couteau et de se couper les veines.

Quand je n'en pouvais plus, je partais dans ma famille mais il revenait me chercher en me disant qu'il n'allait plus boire, qu'il allait se soigner. Et j'y croyais parce que, pendant que je restais là, il ne buvait pas un verre, il était toujours à sang frais. Et j'avais beaucoup de mal à partir car le matin à jeun, d'une certaine manière, il m'achetait, il disait qu'on allait faire plein de choses. Il carrelait, faisait le jardin, il mettait la main à tout. Il était vraiment charmant et une fois qu'il avait bu, c'était fini, ce n'était plus le même homme. Il cherchait des problèmes à tout le monde, menaçait ma famille avec sa 22 long, achetait sans se soucier de nos moyens (grosse voiture, chiens, ...). Il n'a pas voulu que je veille mon père à sa mort. Il battait ses animaux. Je calmais toujours les choses car, pour moi, la famille c'était important. Je voulais qu'on mange tous ensemble et puis qu'on aille se promener. Je recherchais cela, alors j'évitais les conflits et lui donnais toujours raison. Et quand je lui demandais les raisons de son comportement, il disait que c'était de ma faute.

La violence physique a commencé le jour où j'ai refusé qu'on achète un terrain à bâtir à côté de la maison pour y faire un terrain de jeux pour les enfants. C'était la première fois que je ne voulais pas faire quelque chose qu'il disait. Ce jour-là, il a tout cassé dans la maison, il a appelé la police parce que je ne voulais pas signer la promesse d'achat. Il a porté les enfants chez ma mère et quand il est revenu, il m'a battue, j'avais le visage tout noir.

A partir de ce jour-là, je n'ai plus eu qu'un homme méchant même quand il n'avait pas bu. Ce n'était plus le même qu'avant, il était agressif, cherchait toujours les conflits. Il m'a battue régulièrement même devant les enfants. Cela a encore duré plus ou moins un mois. Un jour, ma belle-soeur m'a donné le numéro du Refuge. Un jour, il voulait encore que je signe pour le terrain, je n'ai pas voulu et il m'a dit que si je restais là le week-end, il me tuait. Alors j'ai décidé d'aller chercher mes enfants à l'école et je suis allée au Refuge pour Femmes Battues. Je suis restée là six mois. Heureusement que je les ai eues pour mes démarches, pour me réinstaller. On m'a montré que ce que je vivais était grave, que ce n'était pas ma faute, que j'en avais déjà beaucoup trop supporté.

Maintenant, cela fait 8 ans que je vis seule avec mes filles. Je me suis acheté de beaux meubles petit à petit et je suis fière de ma maison. Je vais bien malgré quelques problèmes de santé dus au stress (ulcères, hypertension) car je gardais toute ma colère en moi, je n'osais pas l'affronter. Mes filles n'ont plus jamais voulu voir leur père. Quand il leur arrive de le croiser en rue, elles changent de trottoir. Quelques fois, il me téléphone encore et il me dit que maintenant notre couple ne marcherait plus car je suis méchante. Ma famille me bourre la tête. Or, je ne suis pas méchante mais maintenant j'ose lui répondre, lui dire non et cela, cela ne lui plaît pas. Maintenant, je pense que si je lui avais répondu, la violence physique aurait commencé plus tôt, que l'alcool était quelque part une excuse, que dans le fond, il était méchant mais à sang frais, il n'osait pas m'affronter.

Je pense qu'il faudrait faire beaucoup plus de publicité sur des lieux comme le Refuge car beaucoup de femmes restent chez elles car elles ne savent pas où aller. Il y a encore des milliers de choses à raconter, je pourrais écrire un roman.




# Posté le mercredi 11 mars 2009 12:49

Modifié le vendredi 04 décembre 2009 16:37